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FILMER LA SCÈNE : D'UNE IMPOSSIBILITÉ AUX INFINIES POTENTIALITÉS

Dick Tomasovic et André Deridder

revue d'origine de cet article : Etudes théâtrales 68

Date de publication : janvier 2021
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Dès les origines du cinéma, placer une caméra face à une performance scénique semble être à la fois le geste le plus élémentaire de la mise en scène cinématographique et son acte le plus difficile, peut-être même le plus controversé. De manière remarquable, la jeune Loïe Fuller prémédite déjà les différents usages des articulations complexes entre les arts scéniques et cinématographiques, alors que ces derniers n'ont pas encore fait leur apparition. En 1891, la danseuse crée l'émoi par sa modernité et son ouverture à l'ère de l'électricité et de la machine1 en proposant un spectacle hybride se situant entre performance et théâtre total2. Sa fameuse "danse serpentine", découverte, dit-on, à la faveur du hasard, consiste en une série de tours et d'attitudes que la danseuse effectue en tenant l'ourlet d'une longue jupe, provoquant l'émoi des spectateurs face aux formes ainsi dessinées dans l'espace scénique. Fuller eut alors l'idée d'un spectacle reposant entièrement,sur ce type de figures, oscillant entre l'abstraction et le métaphorique.

     
  • ISBN : 978-2-8061-0540-0 • janvier 2021 • 11 pages
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